mercredi 4 janvier 2012

La prison bientôt ouverte aux fauteuils-roulants?

Pour tous ceux qui pensent la prison comme un lieu non pour humilier mais pour élever, la nouvelle a un gout de cadeau de fin d'année. Elle est tombée le 30 décembre. Une personne en situation de handicap, tout prisonnier qu'elle est, a le droit de vivre aussi "normalement" que possible. C'est ce qu'a rappelé la Cour Européenne des Droits de l'Homme dans une affaire opposant un détenu handicapé à l'Etat français. Il s'agit en fait d'une confirmation de condamnation puisque la France, dans cette affaire, l'avait déjà été en 2006*.

lundi 2 janvier 2012

Quand la crise économique remplit les prisons irlandaises

Ce sont Les Echos qui relèvent l'info parue dans l'Irish Times: En 2010, près de 7 000 Irlandais se sont retrouvés en prison pour ne pas avoir acquitté une amende, et plus exceptionnellement une dette civile. C'est un chiffre record. Ils étaient 2 500 dans ce cas, deux ans plus tôt, avant la crise économique. 

mardi 20 décembre 2011

Benoît XVI, en prison, sermonne les politiques

Le Pape n’a pas mâché ses mots, le 18 décembre, à l’occasion de sa visite àla prison de Rebibbia à Rome. Cette matinée de rencontre et de dialogue avec les 1750 détenus a été l'occasion de rencontres émouvantes, "d'homme à homme", entre les prisonniers et le chef de l'Eglise catholique, comme le souligne Frédéric Mounier, le correspondant du quotidien français La Croix.
Benoît XVI accompagné de la ministre de la Justice Paola Severino à Rebibbia

Un record bien plus dramatique.

Comme nous l’annoncions (sans grand risque de nous tromper) dans un post précédent, le nombre de personnes incarcérées vient de dépasser les 65 000 en décembre. 65 262 exactement selon les chiffres mensuels de l'administration pénitentiaire. Un record!

mardi 6 décembre 2011

« L’affaire Jacques Fesch n’est pas une erreur judiciaire, mais une erreur de justice »

Suite à notre post sur les figures d’espoir qui ont marqué la prison par la lumière de leur conversion, Quentin Toury, petit-fils de Jacques Fesch et vice-président délégué général de l’Association des Amis de Jacques Fesch*, a souhaité compléter le portrait que nous avions brossé à grands traits de l’histoire de son grand-père. Explications par l’un des meilleurs connaisseurs du dossier.

A partir de quand Jacques Fesch est passé de la figure d’assassin à celle de saint ?
Très tôt, dès l’affaire judiciaire, sa conversion radicale est connue de certains. Jacques Fesch n’en fait jamais état à son procès, mais déjà, elle est connue. Ainsi le journaliste Max-Pol Fouchet (p. 220 du document) qui dans l’émission de l’ORTF, « Le fil de la vie», incita ses téléspectateurs à écrire au président de la République pour lui demander la grâce du jeune homme. Plus de 5000 lettres parvinrent à l’Elysée, sans succès. René Coty était convaincu de l’inutilité d’appliquer la peine capitale à cet homme qui n’était plus celui qui avait tué et qui avait changé fondamentalement en prison. Mais, tout catholique qu’il fut, le Président ne trouva pas les forces et le courage de s’opposer à la pressante insistance des syndicats de Police et d’une grande part de l’opinion publique qui réclamaient la tête « d’un tueur de flic ».

mercredi 30 novembre 2011

Faut-il vider les prisons ou en construire d'autres...

.... ou bien les deux?
Les prisons débordent, mais faut-il pour autant ne plus condamner les délits et les crimes constatés? C'est l’interrogation qui taraude le lecteur de la tribune publiée récemment dans le Monde.

"Pour en finir avec la surenchère carcérale", tel est son titre. Six responsables d'association directement concernés par "la prison", et pas les plus enragés, la paraphent. On y retrouve les magistrats de l'Association française de criminologie,  les visiteurs de prison de l'ANVP, les étudiants du GENEPI, ou les bénévoles de la FARAPEJ.

mercredi 23 novembre 2011

Benoît XVI bientôt en prison

… pour la seconde fois. 
Le Pape est donc un récidiviste ! Rassurons-nous, il ne s’agit que d’une visite de courte durée. En plein temps de l’Avent, période de jeûne qui dans la tradition catholique précède la fête de Noel, le Pape prendra donc le temps, le 18 décembre prochain, de rencontrer et répondre aux questions des détenus de la plus grande prison de Rome, le centre de Rebibbia. 300 femmes et 2000 hommes y sont détenus. Ce sera l'occasion sans nul doute d'un spectacle étonnant: ce vieil homme tout de blanc vêtu, symbole de pureté, à la rencontre de "la lie de la société"... 


Faut-il appliquer le code du travail en prison?

Travail en prison, suite...
Un détenu qui travaille est-il un salarié comme un autre? Voilà la question posée par l'affaire récemment ouverte devant les Prud'hommes de Paris. En l’occurrence, il s'agit d'une détenue employée comme téléopératrice entre août 2010 et avril 2011 pour un centre d'appel installé au sein de la maison d'arrêt pour femmes de Versailles. La jeune femme a été "déclassée" pour avoir passé des appels privés au cours de ses heures de travail. Aujourd’hui, elle porte plainte contre son ancien « employeur ».

vendredi 18 novembre 2011

Travail en prison, à quoi ça sert?

Au boulot...
Si la proposition demeure à l'état d'ébauche dans le programme de l'UMP pour 2012, elle va pourtant dans le bon sens: le parti majoritaire entend renforcer le travail en prison.
"D’une part, le travail en prison (...)  permettrait de rembourser les préjudices financiers aux victimes mais d’autre part, cela permettra de faciliter la réinsertion des personnes détenues qui lors de leur incarcération, bénéficieront ainsi d’une certaine formation professionnelle, réduisant par la même les risques de récidive."
Combien sont-ils à travailler en prison? 39,1% selon les derniers chiffres de l'administration pénitentiaire.

mercredi 16 novembre 2011

Présidentielle: Emmaüs se mobilise sur la prison

Et après?
« La prison, il ne suffit pas d’en sortir pour s’en sortir… » Profitant de la campagne présidentielle qui débute, Emmaüs avance ses propositions en réponse aux cinq urgences sociales du moment. A juste titre, la prison en fait partie. Et particulièrement son volet « réinsertion », qui constitue, au même titre que le volet« répression », une des missions de l’administration pénitentiaire.
                                                                  
Si l’on peut regretter que l’association semble ne voir que des causes économiques et sociales à la surpopulation carcérale, passant sous silence la recrudescence et la banalisation de la violence qui nécessite une réponse pénale adéquate, Emmaüs a pourtant le grand mérite de prendre la question pénitentiaire dans sa globalité et de souligner les carences du système pénal et carcéral avant, pendant et après le séjour à la case « prison ».