mardi 31 janvier 2012

Clairvaux 1930: la prison au siècle dernier...

Histoire
En 1926, l'administration pénitentiaire est réformée. En vue d'immortaliser ces changements, l'Etat fait appel à Henri Manuel, célèbre photographe spécialisé dans les portraits de personnalités des mondes politique et artistique, pour un reportage photo à la prison de Clairvaux. C'est ce fond photographique que l'ENAP a mis en ligne. Consultable par tous, il est édifiant. 
Maison centrale de Clairvaux
collection Henri Manuel, musée national des Prisons, ministère de la Justice


Des articles passionnants sont présentés sur la vie en prison à cette époque. Un vrai plaisir pour les passionnés d'histoire: c'est par ici!


mercredi 25 janvier 2012

La prison... façon Botton.

La prison sans barreaux
Pierre Botton/Photo AFP
Six cents deux jours de détention, dans sept prisons différentes. Pierre Botton  entend mettre à profit cette "expertise" acquise derrière les barreaux pour révolutionner la prison. En mai 2011, le gendre de l'ancien-ministre et député-maire de Lyon, Michel Noir, condamné en 1996 pour des malversations financières, lançait son association Prison du Coeur. Aujourd'hui, profondément marqué par son expérience carcérale, il souhaite réaliser son projet d'une prison "anti-récidive": le travail y serait obligatoire  mais rémunéré normalement; la sécurité serait allégée.

mardi 24 janvier 2012

Que faire des anciennes prisons?

Cahors, son vin, son pont Valentré
... et sa prison du XIVe
Patrimoine
Il y a un an, le Garde des Sceaux, Michel Mercier, qui la visitait, jugeait la maison d'arrêt de Cahors (Lot) vétuste et décidait de sa fermeture. Moyen-âgeuse pour certains... à fort potentiel  pour d'autres. Car aujourd'hui, elle est convoitée par des investisseurs chinois en vue d'en faire un hôtel-restaurant de luxe. Étrange destin que celui de la prison de Cahors!


Rien n'est signé et la prison n'est pas même en vente, mais le préfet aurait été démarché. Depuis 2010, et le plan de modernisation des établissements pénitentiaires, Cahors est fixée sur son sort: elle sera fermée (en juin 2012), comme huit autres établissements. Si des travaux d'aménagements (dont la cuisine en 1998) ont été réalisés ces dernières décennies, mettre l'ensemble "aux normes" représenterait un coût excessif pour le Ministère de la Justice. 

jeudi 12 janvier 2012

30 000 places supplémentaires: "Un non sens humain, économique et juridique"

Loi sur l’exécution des peines
Ça, c'est fait. Les 24 000 places supplémentaires en prison devraient être construites d'ici cinq ans: les députés l'ont voté mercredi soir. Dans le même temps, 18 associations* caritatives ou professionnelles du monde carcéral et judiciaire ripostent et dénoncent, dans un communiqué, un projet de loi inefficace et dispendieux. 

mardi 10 janvier 2012

Loi sur l’exécution des peines: ce qui devrait changer... et ne pas changer.


Désengorger 
Il y a bien sûr, dans le projet de loi relatif à l’exécution des peines, débattu à partir d'aujourd'hui à l'Assemblée nationale, l'annonce de la création de 23 000 nouvelles places en prison à l'horizon 2017. L'objectif est louable, puisqu'il s'agit d'avoir les moyens d’exécuter l'ensemble des peines d'emprisonnement décidées par les tribunaux français. 

mercredi 4 janvier 2012

La prison bientôt ouverte aux fauteuils-roulants?

Pour tous ceux qui pensent la prison comme un lieu non pour humilier mais pour élever, la nouvelle a un gout de cadeau de fin d'année. Elle est tombée le 30 décembre. Une personne en situation de handicap, tout prisonnier qu'elle est, a le droit de vivre aussi "normalement" que possible. C'est ce qu'a rappelé la Cour Européenne des Droits de l'Homme dans une affaire opposant un détenu handicapé à l'Etat français. Il s'agit en fait d'une confirmation de condamnation puisque la France, dans cette affaire, l'avait déjà été en 2006*.

lundi 2 janvier 2012

Quand la crise économique remplit les prisons irlandaises

Ce sont Les Echos qui relèvent l'info parue dans l'Irish Times: En 2010, près de 7 000 Irlandais se sont retrouvés en prison pour ne pas avoir acquitté une amende, et plus exceptionnellement une dette civile. C'est un chiffre record. Ils étaient 2 500 dans ce cas, deux ans plus tôt, avant la crise économique. 

mardi 20 décembre 2011

Benoît XVI, en prison, sermonne les politiques

Le Pape n’a pas mâché ses mots, le 18 décembre, à l’occasion de sa visite àla prison de Rebibbia à Rome. Cette matinée de rencontre et de dialogue avec les 1750 détenus a été l'occasion de rencontres émouvantes, "d'homme à homme", entre les prisonniers et le chef de l'Eglise catholique, comme le souligne Frédéric Mounier, le correspondant du quotidien français La Croix.
Benoît XVI accompagné de la ministre de la Justice Paola Severino à Rebibbia

Un record bien plus dramatique.

Comme nous l’annoncions (sans grand risque de nous tromper) dans un post précédent, le nombre de personnes incarcérées vient de dépasser les 65 000 en décembre. 65 262 exactement selon les chiffres mensuels de l'administration pénitentiaire. Un record!

mardi 6 décembre 2011

« L’affaire Jacques Fesch n’est pas une erreur judiciaire, mais une erreur de justice »

Suite à notre post sur les figures d’espoir qui ont marqué la prison par la lumière de leur conversion, Quentin Toury, petit-fils de Jacques Fesch et vice-président délégué général de l’Association des Amis de Jacques Fesch*, a souhaité compléter le portrait que nous avions brossé à grands traits de l’histoire de son grand-père. Explications par l’un des meilleurs connaisseurs du dossier.

A partir de quand Jacques Fesch est passé de la figure d’assassin à celle de saint ?
Très tôt, dès l’affaire judiciaire, sa conversion radicale est connue de certains. Jacques Fesch n’en fait jamais état à son procès, mais déjà, elle est connue. Ainsi le journaliste Max-Pol Fouchet (p. 220 du document) qui dans l’émission de l’ORTF, « Le fil de la vie», incita ses téléspectateurs à écrire au président de la République pour lui demander la grâce du jeune homme. Plus de 5000 lettres parvinrent à l’Elysée, sans succès. René Coty était convaincu de l’inutilité d’appliquer la peine capitale à cet homme qui n’était plus celui qui avait tué et qui avait changé fondamentalement en prison. Mais, tout catholique qu’il fut, le Président ne trouva pas les forces et le courage de s’opposer à la pressante insistance des syndicats de Police et d’une grande part de l’opinion publique qui réclamaient la tête « d’un tueur de flic ».